Akanda : Le gouvernement lance un programme de 500 logements pour relancer l’accès à la propriété

Le gouvernement gabonais veut accélérer sa politique de logement social et intermédiaire. Mercredi, à Akanda, le vice-président du gouvernement Hermann Immongault a officiellement lancé les travaux de construction de 500 appartements sur le site d’Alhambra, marquant une nouvelle étape dans le partenariat entre l’État gabonais et le groupe immobilier marocain ADDOHA.
La cérémonie s’est déroulée en présence du ministre du Logement, de l’Habitat, de l’Urbanisme et du Cadastre, Mays Mouissi, qui a présenté ce chantier comme un levier destiné à réduire le déficit en logements accessibles dans le pays.
Baptisé « Bellambra Résidence », le programme porte désormais à près de 1 400 le nombre de logements actuellement en cours de construction sur le territoire national. Une progression significative pour les autorités, qui tentent depuis plusieurs années de répondre à une demande immobilière largement supérieure à l’offre disponible, notamment dans le Grand Libreville.
Le projet prévoit des appartements allant du type F3 au F5, avec des prix annoncés à partir de 30 millions de francs CFA. Pour rendre ces logements accessibles à une classe moyenne souvent confrontée aux difficultés d’accès au crédit immobilier, le gouvernement affirme travailler avec plusieurs banques afin de mettre en place des financements étalés sur quinze ans ou davantage.
À travers cette approche, l’exécutif cherche à promouvoir un modèle où les mensualités d’acquisition se rapprocheraient du coût moyen d’un loyer. Une stratégie qui vise autant à stimuler l’accession à la propriété qu’à désengorger un marché locatif devenu particulièrement coûteux dans certaines zones urbaines.
Le programme comprend également des infrastructures annexes, notamment des espaces commerciaux intégrés au projet immobilier. Les premiers immeubles, qui totaliseront 52 logements et plusieurs commerces, devraient être livrés d’ici fin 2026.
Au-delà du chantier lui-même, cette opération constitue surtout la concrétisation de l’accord signé en février 2025 entre l’État gabonais et le groupe ADDOHA, portant sur la réalisation de 5 000 logements sociaux et économiques sur sept ans dans le cadre du Plan national de croissance et de développement.
Reste désormais à savoir si cette nouvelle offre immobilière parviendra réellement à répondre aux capacités financières des ménages gabonais. Car malgré les ambitions affichées, le défi de l’accès au logement demeure étroitement lié aux niveaux de revenus, au coût du crédit bancaire et à la stabilité de l’emploi dans le pays.



